mais j'avance tellement lentement dans mon pays d'hiver
que j'ai la tête le corps et les pieds engourdis
et qu'il me prend l'envie
pour réchauffer le temps
de fredonner vent frais
ce vent du matin qui me souffle en écho
mon nord et mes grands pins.
Mais quand j'ouvre la voix je m'enfarge dins silences
alors plutôt que de chanter je marche
en canon
parce que partout autour le vent se répète en assauts mélodiques
et que l'passé éclate dans tous les présents du monde.
Quand je r'garde notre mappemonde je l'vois pas not' dessein
notre but notre quête ou nos espoirs d'humains
on dirait qu'on se mondialistationne
qu'on s'installe en parallèle de nos soi-disant développements
pis qu'on laisse l'expansion nous inventer des prisons.
[...]










